Mayalen Otondo Compagnie 303

Être un·e passereuse,
c'est d'abord avoir tant aimé ce qui est passé en nous,
c'est avoir pris le temps de le rencontrer, de le comprendre et de l'apprivoiser comme le renard ou comme la rose,
c'est avoir été bouleversé·e et transformé·e
c'est s'être rejoui·e de ces bouleversements comme on trouve un trésor
Si bien qu'un jour, l'on voudrait que d'autres aussi
prennent le temps de le rencontrer, de le comprendre, de l'apprivoiser comme le renard ou comme la rose
soient bouleversé·es et transformé·es
- et là je me souviens de ces mots : Madame c'était incroyable, c'était incroyable ! dit le jeune homme en sortant de scène -
se réjouissent de ce trésor
Si bien qu'un jour peut-être, d'autres puissent devenir à leur tour
Des passereus·es

Ainsi les cycles du mouvement pour se rencontrer soi-même, prendre confiance, aller à la rencontre de l'autre, donner confiance, nourrir la curiosité, se ré-inventer, aller à l'échec le corps en joie.

Au fil des années, j’ai imaginé des pratiques où la question du lien est au cœur de l’exploration.
Lien par la prise de conscience de l’espace commun que nous habitons
Lien par les rythmes internes et externes que nous traversons
Lien par le contact des corps, de l’effleurement au grand porté acrobatique
Lien par les mots qu’on formule pour se raconter
Lien pour trouver des formes et des gestes à nos émotions
Lien par les regards
Lien par les silences auxquels on consent finalement

De cette exploration du lien sont nés plusieurs types de projets pédagogiques imaginés et créés sur mesure pour les personnes et les groupes que j’allais rencontrer.

"L’Etrensemble"

Au fil des créations traversées en tant que danseuse et interprète, j’ai développé des pratiques explorant la relation en binôme ou en collectif. Il s’agit d’outils de transmission pour le partnering mêlant des compétences techniques liées à la finesse des transferts de poids, au contrôle du contre-poids, au déploiement de portés en dynamique ou en tension lente et continue, à des jeux de connexion rythmiques et spatiaux.
Être ensemble, s’écouter, porter, se soutenir, prendre le poids de l’autre, s’abandonner, faire contrepoids, autant de notions scellées autour de la nécessité de faire confiance pour parvenir à ce qu’on ne serait pas capable de faire seul.e : se dépasser grâce à l’autre, au groupe.
Ces pratiques sont nivelées en fonction du groupe d’âge et de l’expérience avec le mouvement à partir des tout-petits aux adultes professionnel.les, en passant par les groupes amateurs.

"Wilde Frau et Wilder Mann"

Les Wilde Frau et Wilder Mann, photographié·es par Charles Fréger lors de fêtes rituelles, ce sont des créatures qui surgissent du fond des temps pour célébrer le temps d’une fête, la nature et le cycle des saisons. Elles représentent des figures protectrices ou des symboles de fertilité.
Nous collectons des trésors de la nature tels que les feuilles, les branches, les fleurs, la mousse, l’écorce pour associer corporellement leurs qualités, inventer et créer des costumes à l’image des créatures sauvages qui sont en nous.
Nous explorons comment nous laisser traverser par les quatre éléments et les matières de la nature : la terre, le feu, l’eau, l’air pour inventer des danses rituelles de célébration collective.

Stage danse et création de costumes à destination des enfants ou de tout enfant qui sommeille en l’adulte !
Prochain stage au Collectif le Lieu-dit du 26 au 30 octobre 2026

Les Ateliers danse/modelage : observer le corps dansant

Malaxer l'argile dans ses mains tout en regardant quelqu'un esquisser un mouvement, faire un déplacement, prendre une posture... Voilà le point de départ d'un atelier pour apprendre à observer le corps dansant dans toutes ses dimensions.
Il ne s'agira pas de produire des sculptures finies en terre mais plutôt d'appréhender les possibilités infinies de transformation de la matière, d'analyser la structure corporelle et ses variations dans l'espace pour exercer l'œil à l'observation attentive.

Stage pour tous les âges avec une pratique du corps ou pas.